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Parasitisme des petits ruminants

Contrôle intégré du parasitisme gastro-intestinal des petits ruminants
Mise à jour le 27 décembre 2011
 

L’usage systématique de médicaments antiparasitaires (anthelminthiques) a abouti à la sélection de populations de parasites résistantes. Le maintien des élevages de petits ruminants au pâturage passe par l’adoption de méthodes de protection intégrée. Trois principes sont à combiner : diminuer le risque d’infestation au pâturage, renforcer la résistance des cabris et moutons aux parasites, préserver l’efficacité des anthelminthiques disponibles. C’est l’adoption de 6 règles énumérées dans cette fiche qui permettra la mise en place du contrôle intégré du parasitisme gastro-intestinal des petits ruminants.

 

Le parasitisme gastro-intestinal jusqu’à 50% du potentiel de production dans les élevages au pâturage de cabris et moutons aux Antilles. L’usage systématique de médicaments anthelminthiques a entraîné la sélection de populations de parasites résistantes à un, puis deux, voire trois types de médicaments. Dans certain cas, il n’existe plus qu’un seul médicament encore efficace.

L’Inra a acquis des connaissances sur la biologie des parasites et sur les interactions entre hôtes et parasites. Ceci permet de donner des recommandations pour conduire l’élevage des petits ruminants au pâturage. Ces méthodes de protection intégrée combinent des pratiques visant à défavoriser les parasites et à renforcer les défenses des cabris ou des moutons.

Le contrôle intégré doit permettre en premier lieu de diminuer le risque d’infestation au pâturage.

La gravité du parasitisme dépend en grande partie du nombre de larves infestantes ingérées chaque jour, donc du nombre de larves présentes dans l’herbe consommée. Aux Antilles, après un pâturage d’une semaine, le nombre de larves commence à augmenter, et devient très important 2 à 3 semaines après la sortie des animaux. , puis décroît ensuite rapidement. Puis, sous l’effet combiné des rayons solaires, de la déshydratation et de l’épuisement de leurs réserves, la population décroît.
Il faut donc respecter deux règles essentielles :

  • Règle n°1 : En pâturage tournant, ne pas pâturer plus d’une semaine au même endroit, laisser repousser l’herbe 4 ou 5 semaines avant de faire pâturer à nouveau.
  • Règle n°2  : Faire pâturer bœufs et cabris ensemble plutôt que séparément. Au piquet, les faire pâturer en alternance aux mêmes emplacements.

Le contrôle intégré doit également renforcer la résistance aux parasites des cabris et moutons.

Dans un troupeau, certains animaux peuvent être gravement parasités alors que d’autres sont en bonne santé, bien que leur risque d’infestation soit identique. Les capacités de résistance diffèrent d’un animal à l’autre, et une part de cette résistance est transmissible à la descendance. Les cabris créoles ont bénéficié de plusieurs siècles de sélection naturelle en présence de parasites, ils sont en moyenne plus résistants que la plupart des animaux importés.
Il faut donc autant que possible :

  • Règle n°3 : Utiliser comme reproducteurs les animaux les plus résistants aux parasites – adhérer au programme de sélection des cabris créoles mis en place par la CABRICOOP et l’INRA – utiliser les races locales mieux adaptées.
  • Règle n°4  : S’assurer que les animaux sont correctement nourris. Si nécessaire apporter un complément riche en protéines.

Il est essentiel de préserver l’efficacité des anthelminthiques disponibles.

Ce principe est présenté dans la fiche technique ‘traitements ciblés’.
Il repose sur 2 règles :

    • Règle n°5  : Ne traiter que les animaux réellement incapables de surmonter leurs parasites.
    • Règle n°6  : Faire pâturer tous les animaux sur les mêmes parcelles, pour qu’ils se re-contaminent avec des parasites sensibles aux anthelminthiques.

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Abouti

Condition d’utilisation :

Domaine public

Impression de la fiche :

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Enjeux :

Amélioration génétique/maladies ravageurs

Gestion des ressources

Réduction des intrants

Concepteur(s) :

Audrey FANCHONE

Maurice MAHIEU

Nathalie MANDONNET