Glaïeuls

Contraintes pour la production et la conservation des bulbes de glaïeul aux Antilles
Mise à jour le 30 octobre 2012
 

Afin de lever les contraintes à la production locale de Glaïeuls, des recherches ont été conduites par l’INRA dans les années 1990. Elles ont porté sur les champignons pathogènes limitant la production des bulbes et provoquant le jaunissement des plants ainsi que sur les conditions de conservation des bulbes au froid permettant de maintenir leur pouvoir germinatif.

 

En 1988, la Guadeloupe importait environ 200 000 bulbes de glaïeul par an. Cette importation s’étale généralement de décembre à avril, ce qui permet une production de fleurs relativement importante de février à juin. Cette production ne peut s’étaler sur une plus longue période en raison des difficultés rencontrées dans l’approvisionnement en bulbes et dans leur conservation. Afin de tenter de contourner ces difficultés, le comportement en conservation de bulbes importés et de bulbes produits localement a été étudié.
L’autre facteur limitant la production locale de glaïeul est leur sensibilité à différents champignons pathogènes.
Les recherches conduites dans les années 1990 ont tenté de lever ces 2 contraintes.

Les pathogènes

En tentant d’élucider la cause du dépérissement souvent observé dans nos cultures, ces recherches ont permis :
- D’identifier les espèces de Fusarium qui peuvent être associées aux symptômes
- De tester le pouvoir pathogène de ces agents à l’égard de certaines variétés de glaïeul commercialisées localement
- D’observer le comportement de plusieurs autres variétés
- De rechercher des moyens de lutte contre le développement de la maladie.
Plusieurs espèces de Fusarium peuvent être associées dans les attaques sur bulbes de glaieul, mais l’agent pathogène est Fusarium oxysporum f. gladioli. Ce champignon est capable d’occasionner d’importants dégâts :

- Sur les bulbes avant plantation, où l’on peut observer soit une pourriture totale ou partielle, soit des zones de coloration brun clair à brun foncé avec dépression des tissus ou des cavités dans lesquelles se forment des conidies de Fusarium, et qui présentent ainsi un aspect blanchâtre.

- Sur les plantes où les attaques de Fusarium peuvent être plus ou moins précoces suivant le degré de contamination du sol ou l’état sanitaire des bulbes plantés.

- Dans le cas d’attaques précoces : on observe soit des plantes chétives, pratiquement dépourvues de racines, soit des plantes mieux développées et sur lesquelles la manifestation de la maladie débute par une décoloration marginale, jaune, à l’extrémité généralement de la feuille la plus âgée. Par la suite, celle-ci jaunit complètement et se dessèche.
- Dans le cas d’attaques tardives : on observe généralement à la floraison, ou un peu plus tôt, un ralentissement du développement des plantes ; les fleurs ne se dégagent pas ou se dégagent mal, et les feuilles se décolorent et se dessèchent progressivement.

En 1990, l’utilisation du benomyl, du mélange captafol + carbendazime ou du thirame avait permis de réduire de façon satisfaisante les risques de contamination. A l’heure actuelle c’est le trempage dans l’eau chaude à 55° qui est recommandée.

La conservation des bulbes

La conservation au froid de bulbes de glaïeul du commerce a été étudiée. A des températures variant de 3 à 5 degrés, il s’est avéré possible de maintenir, après 6 à 7 mois, un important pouvoir germinatif. Sur des bulbes produits localement, I’action du froid (10°) s’est de même montrée bénéfique et il est apparu possible de planter à partir de 3 mois de conservation.

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Abouti

Condition d’utilisation :

Domaine public

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Enjeux :

Amélioration génétique/maladies ravageurs

Réduction des intrants

Concepteur(s) :

Claudie PAVIS

Guy JACQUA