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Longévité et Productivité des chèvres Créole

Augmenter la longévité des mères pour améliorer la productivité des troupeaux caprins Créole.
Mise à jour le 27 février 2015
 

La longévité des chèvres dans le troupeau est un indicateur de leur adaptation au milieu d’élevage. C’est aussi un caractère sur lequel l’éleveur influe par sa politique de réforme et de renouvellement des mères. Cette fiche synthétise les informations principales concernant la conduite des troupeaux pour permettre aux éleveurs de mieux gérer la carrière de leurs femelles. Leur prise en compte ouvre des pistes d’augmentation de la productivité des élevages.

 

La production de viande de cabri local ne couvre pas les besoins de la population guadeloupéenne. Il y a nécessité d’augmenter la productivité des élevages, c’est-à-dire la quantité de viande (ou de poids vif) produite par chèvre reproductrice. La longévité des chèvres, ou durée séparant leur première mise bas de leur réforme, est un paramètre essentiel de l’efficacité du système d’élevage.

L’INRA a travaillé sur les conditions à réunir pour allonger les carrières des femelles reproductrices Créole au pâturage. Elles dépendent des éléments suivants :
• Facteurs d’environnement sur lesquels l’éleveur n’a pas prise (comme année et saison de première mise bas).
• Facteurs individuels sur lesquels l’éleveur peut avoir une influence (âge et poids à la première mise bas, poids total de chevreaux sevrés).
• Facteur génétique que l’éleveur peut exploiter (caractère transmissible de génération en génération).

Ainsi, la longévité des femelles dans le troupeau est avant tout le résultat de leur conduite : mise en place d’une politique de réforme rigoureuse et préparation des chevrettes avant la lutte. L’éleveur peut donc améliorer la productivité de son troupeau
• En appliquant des règles de réforme rigoureuses qui lui éviteront de conserver des animaux improductifs (ce qui nécessite d’enregistrer toutes les informations concernant les chèvres : mises en reproduction, naissances, croissance des jeunes…).
• En choisissant les chevrettes issues des chèvres les plus productrices, et des meilleurs boucs.
• En préparant bien ses chevrettes reproductrices, pour les introduire dans le troupeau de reproduction à un poids minimal de 19 kg.

Avec une conduite maîtrisée, l’éleveur peut mener 30% de son troupeau de reproductrices au-delà de 6 ou 7 mises bas. Cette performance des chèvres Créole élevées au pâturage marque leur très bonne adaptation à leur milieu d’élevage et le potentiel que cette race représente pour l’amélioration de la production de viande en Guadeloupe.

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Abouti

Condition d’utilisation :

Domaine public

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Enjeux :

Amélioration génétique/maladies ravageurs

Gestion des ressources

Concepteur(s) :

Zsuzsa ZSUPPAN