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Plantes en santé animale

Utilisation de plantes anthelminthiques pour les animaux d’élevage
Mise à jour le 9 juin 2015
 

Aujourd’hui, la volonté de trouver des solutions à certaines impasses de l’agriculture moderne (résistance aux produits de synthèse), le développement de l’agro-écologie, le retour aux produits naturels réclamé par de nombreux consommateurs, conduisent les agriculteurs à valoriser les plantes plutôt que de recourir exclusivement aux molécules chimiques.

 

Les médecines humaines et vétérinaires modernes qui valorisent de nombreuses substances issues des plantes, sont basées sur l’industrie phyto-chimique. Partout dans le monde, les hommes utilisent ou ont utilisé des plantes pour se soigner et soigner leurs animaux domestiques et d’élevage. Ces plantes proviennent directement de leur environnement. Elles sont utilisées seules ou en mélange, dans des préparations plus ou moins complexes. Ces savoirs populaires pouvaient être connus de tous ou être la propriété d’un nombre plus ou moins limité de personnes qui les mettaient au service de la communauté.

Ces pratiques de « santé par les plantes » se sont aussi développées dans la Caraïbe, mais elles sont en voie de disparition faute de transmission.
La réintroduction des plantes en santé animale réclame le développement de nouveaux travaux reposant sur des enquêtes sur les savoirs populaires, des travaux analytiques de laboratoire et des validations sur animaux.

Aux Antilles, 194 plantes ont été recensées pour une utilisation en santé animale (usages internes et externes) et parmi elles, 71 sont identifiées pour un usage anthelminthique (contre les vers parasites).

Le parasitisme du tube digestif est une pathologie très répandue chez les ovins et les caprins. Il entraine des mortalités importantes surtout chez les jeunes..L’activité anthelminthique des plantes est liée à la présence de certaines substances appelées métabolites secondaires. Leur concentration varie en fonction des conditions agronomiques, de récolte et de conservation. Les métabolites secondaires sont fragiles (sensibles à la température, l’humidité, …). Parmi les métabolites secondaires, on trouve les tanins condensés.

Parmi les plantes anthelminthiques utilisées en élevage et riches en tanins condensés, on retrouve les feuilles de Ka manioc et manioc, les feuilles de Leucaena (zagadi), les feuilles de pois de bois.

Certaines ressources végétales utilisées dans la Caraïbe et qui détiennent des propriétés anthelminthiques, (les alicaments) sont en plus, très riches en protéines. Ces plantes « alicaments » permettent donc d’améliorer la qualité nutritionnelle des rations consommées par les animaux et contribuent à augmenter la résistance et /ou la défense de ces derniers, à certaines pathologies.

Des innovations technologiques comme par exemple, la fabrication de granulés, favoriseraient leur utilisation.

Des travaux à venir serviront à préciser le rythme de distribution de ces ressources (quantité et durée) en fonction de l’âge et du stade physiologique (entretien, croissance, lactation…) des animaux.

Une vidéo vous est proposé en cliquant ici.


Les travaux ont été en partie financés par des fonds régionaux (Guadeloupe et Martinique), et européens (FEDER ; FEOGA ; INTERREG IV).

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Abouti

Condition d’utilisation :

Domaine public

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Enjeux :

Agro-transformation

Biodiversité

Gestion des ressources

Réduction des intrants

Concepteur(s) :

Carine MARIE-MAGDELEINE

Harry ARCHIMEDE

Madly MOUTOUSSAMY