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SafePGR c’est fini ?

Séminaire final du projet SafePGR
Mise à jour le 10 avril 2015
 

SafePGR : sécurisation des ressources génétiques végétales.
En d’autres termes, comment faire en sorte de favoriser l’échanges de matériel végétal sain entre îles et pays, et ainsi éviter la diffusion de nouvelles maladies ?
Le projet SafePGR, coordonné par l’INRA de Guadeloupe, arrive à son terme, et la semaine du 13 au 17 avril sera l’occasion d’en faire le bilan, à l’INRA et au CIRAD de Guadeloupe. Les scientifiques partenaires du projet appartiennent à des équipes de l’outre-mer européen. Ils feront la synthèse de leurs travaux, et en expliqueront les retombées à un large public lors de la matinée du 17 avril. Rendez-vous est donné à l’INRA de Duclos à 9h30.

 

SafeGR est un projet soutenu par le consortium NetBiome, composé de régions ultrapériphériques, pays et territoires d’outre-mer européens de la bande inter-tropicale. Ce réseau vise à mieux coordonner et promouvoir la recherche en matière de biodiversité pour le développement durable de ces territoires.

Le projet SafePGR est financé depuis 2012 par le Gouvernement des Açores, La Région autonome de Madère, le Régions Guadeloupe et Réunion, et l’Agence Nationale de la Recherche.

Les Centres de Ressources Biologiques (CRB) conservent et diffusent des ressources génétiques végétales à des fins de recherche et de développement. Ils jouent à ce titre un rôle stratégique en fournissant des géniteurs à des programmes d’amélioration variétale, ou des variétés nouvelles aux partenaires du développement agricole. Ceci afin de répondre à des besoins d’adaptation des variétés cultivées aux changements environnementaux et sociaux actuels. Les CRB doivent pouvoir garantir le statut sanitaire du matériel qu’ils distribuent, afin de prévenir tout risque de propagation ou d’émergence de maladies.

Les principales espèces conservées par les CRB partenaires du projet sont les Bananiers & Plantains, les Cannes à sucre ou à fibres, les Ignames, les Patates douces, l’Ail et la Vanille. Ces plantes sont multipliées par voie végétative et ainsi ne peuvent bénéficier de l’assainissement qu’offre le passage par les graines. Cela pose un problème important pour les maladies virales, qui sont très largement répandues dans ce type de plantes.

Il existe des méthodes pour éliminer les particules virales présentes dans les plantes. Leur succès dépend de la disponibilité de tests de diagnostic viral sensibles, polyvalents et fiables pour les espèces virales concernées. Il est établi que seule une petite partie de la diversité des virus des plantes est connue, particulièrement chez les espèces tropicales.

SafePGR a permis d’améliorer la connaissance sur cette diversité virale, et de mettre au point de nouvelles techniques de diagnostic, classiques ou innovantes. Ceci devrait faciliter une circulation sécurisée de matériel végétal, entre les pays partenaires et au-delà.

Au-delà de l’aspect scientifique et technique, ce projet a permis de constituer un réseau de partenariat entre des équipes de métropole et des outre-mers, et de renforcer les compétences des équipes locales.

Voir en ligne : http://www2.antilles.inra.fr/safepgr/