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La vie dans les eaux douces de la Guadeloupe

Peuplement et écologie des eaux douces de la Guadeloupe
Mise à jour le 8 décembre 2016
 

L’INRA a réalisé les premières études du peuplement et de l’écologie des eaux douces dans les années 1970-1980. Ces recherches sont à la base des connaissances actuelles sur la systématique et l’écologie des poissons et crustacés présents dans les rivières et mares. Elles ont fait l’objet d’un ouvrage didactique publié par le Parc National en 1992 : « La vie dans les eaux douces de la Guadeloupe ».

 

Les connaissances en systématique

Elles sont basées, pour les crustacés, sur les inventaires réalisés par Chace et Hobbs en Dominique et sur la clé de détermination simplifiée réalisée par A. et C. Carvacho pour la Guadeloupe (téléchargeable ci-dessous).
 Pour les Poissons d’eaux douces, il n’existe pas de clé de détermination spécifique à la Guadeloupe, mais on peut se référer aux dessins présents dans le document téléchargeable ci-dessous : Identifier facilement les poissons.

Les connaissances sur l’écologie

Elles sont basées sur les inventaires réalisés depuis 30 ans
Sur l’ensemble de la Guadeloupe plus d’une centaine de sites ont été prospectés. Il existe peu de territoires au monde aussi complètement échantillonnés que les rivières de la Basse-Terre. Les premiers inventaires ont été entrepris dans les années 70, pour connaître le peuplement des crevettes d’eau douce, des zones basses des rivières et des mares de la Guadeloupe. Ils ont ensuite été régulièrement complétés par des études :


- comparant diverses stratégies d’échantillonnages par pêche électrique
.
- caractérisant la répartition géographique et altitudinale des espèces.

La construction de micro-centrales hydro-électriques et de barrages a aussi été l’occasion d’étudier les migrations en altitude de certaines espèces et de définir les conditions de création de passes à poissons et à crevettes.


Les connaissances sur la biologie et l’écologie des espèces, indiquent, pour l’ensemble des espèces de poissons et de crevettes :

- l’origine marine des espèces.
- l’absence d’alimentation planctonique disponible en d’altitude.
- la migration fréquente vers l’aval de femelles portant des oeufs.

C’est dans ces zones d’estuaires et de mangrove que le développement larvaire des poissons et de crevettes se déroule. Puis, les alevins et juvéniles remontent les rivières. Ils peuvent franchir les chutes d’eau en passant par leurs bords. C’est au moment de cette recolonisation vers l’amont que l’on peut observer les "pissiettes", qui sont des alevins de poissons pêchés en masse lors de la remontée des estuaires.

Pour mettre en place une gestion raisonnée des eaux douces de la Guadeloupe, il faudrait encore acquérir des connaissances sur :

- les conséquences des perturbations du milieu sur les communautés aquatiques, en particulier la modification des débits par les barrages, les captages sauvages pour l’irrigation, les crues cycloniques.
- l’utilités des passes à poisson.
- l’impact de la déforestation, des pollutions agricoles, domestiques ou industrielles.
- l’impact de l’introduction du Tilapia, largement présent dans la Grande Rivière à Goyave et au Grand Etang.

Enfin, il faudrait accorder un statut particulier à la Grande Rivière à Goyaves qui prend naissance dans le coeur du Parc National pour aboutir dans le grand Cul de Sac Marin, Cette rivière subit néanmoins des perturbations importantes liées aux rejets organiques des vinasses de la distillerie de Bonne-Mère, au transfert de polluants depuis la décharge de la Gabarre,
 et à l’introduction de Tilapias depuis les années 70.

Les illustrations du porto-folio ont été réalisées par Claudie Pavis.

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info portfolio
Rivière de la Lézarde Eau vive à Diane Mare dans les Grands Fonds Marais et mangrove de Port-Louis Crue de la rivière Lézarde Mare temporaire à Marie-Galante Chute Tambour