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Composts issus de stations d’épuration

Perception des agriculteurs sur les composts à base de boues de station d’épuration
Mise à jour le 10 juillet 2018
 

Les boues de station d’épuration pourraient servir de base à la fabrication de compost pour l’agriculture. Mais ces produits ont une mauvaise réputation en Guadeloupe. L’INRA a mené une étude pour comprendre ce qui rend les agriculteurs réticents, et pour proposer des pistes qui permettraient de les faire adhérer à cette innovation.

 

Les boues de stations d’épuration (STEP) ont parfois une image négative auprès des agriculteurs de Guadeloupe. Ceci est en partie dû à certaines informations provenant de France hexagonale, par exemple des teneurs élevées en éléments traces métalliques (ETM) signalées dans les boues de ces régions.

Pour tenter à terme de pouvoir valoriser ces boues comme composts en Guadeloupe, l’INRA a mené une étude pour comprendre le ressenti des agriculteurs vis-à-vis des composts à base de boues de STEP, et pour proposer des leviers d’action afin de promouvoir leur utilisation.

Pour cela, des enquêtes ont été réalisées chez plus de 300 agriculteurs produisant de la banane, de la canne ou du maraîchage. Les questions posées avaient trait à leurs connaissances des boues, leurs sources d’information, leurs dispositions à utiliser ces composts, et les motifs qui les pousseraient à accepter ou refuser l’utilisation de ces composts.

- 65% des agriculteurs connaissent l’existence des boues, mais citent très rarement des sources d’information officielles.

- Près de la moitié des agriculteurs seraient disposés à utiliser ces composts, mais parmi cette moitié, un quart demanderaient une certification préalable des produits.

- Les canniers sont les plus disposés à leur usage (62%) et les maraîchers les plus réticents (43%).

- Près de la moitié de ceux qui sont réticents déclarent que ces composts contiennent des éléments nuisibles pour la plante, le sol ou l’environnement, par exemple des ETM.

- Seulement la moitié des agriculteurs feraient confiance à une démarche de certification. Les producteurs de banane sont les plus confiants (60%) et les maraîchers les plus sceptiques (38%).

En conclusion, les points forts suivants ressortent de l’étude :

- Il y a un fort potentiel d’utilisation des composts de boues, aussi bien chez les utilisateurs actuels d’autres types de compost que chez les autres.
- Il est nécessaire de mieux informer les agriculteurs afin d’éviter les confusions entre les "boues de STEP" et les "composts à base de boues de STEP", et pour bien préciser les caractéristiques agronomiques de ces derniers (teneurs en ETM, valeurs amendante et fertilisante).
- Des d’expérimentations agronomiques sont à mener afin de mieux évaluer les effets de ces composts sur le système agricole et sur l’environnement..

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Projet en cours

Condition d’utilisation :

Domaine public

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Enjeux :

Gestion des ressources

Politiques et territoires

Concepteur(s) :

François CAUSERET

Jacky PAUL

Jean-Marc BLAZY

Jorge SIERRA

Loïc GUINDÉ

Sarah MOULLA