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Pois d’Angole à Marie-Galante

Comment développer la culture du pois d’Angole à Marie–Galante ?
Mise à jour le 22 février 2016
 

L’île de Marie-Galante offre un bon potentiel pour la culture du Pois d’Angole, cette espèce y étant bien adaptée. Le Conseil Régional de la Guadeloupe a sollicité l’INRA en 2002 pour poser un diagnostic sur cette filière, et donner des pistes de développement. Une étude a été menée sur ce territoire, en impliquant les acteurs tels que producteurs et décideurs. Un diagnostic sur production, transformation et commercialisation a été posé. Des pistes ont été proposées, notamment sur l’amélioration de la qualité des graines, et sur la nécessité de conditionner les pois sur place avant la vente.

 

Le développement de la culture du Pois d’Angole (Cajanus cajanus), également connu aux Antilles sous le nom de Pois de Bois, permettrait de contribuer au développement endogène en Guadeloupe, en renforçant la diversité des productions agricoles faibles consommatrices en intrants.

Il permettrait également le maintien et la valorisation du patrimoine biologique et paysager de l’île de Marie-Galante.

Le diagnostic de la filière du pois d’Angole a été la première étape de cette démarche. Il met l’accent sur les points suivants :

- La production est en excès par rapport à la commercialisation.
- Le conditionnement et la transformation sont peu développés en Guadeloupe.
- La préférence du consommateur va vers le pois d’Angole écossé et conditionné.
- La commercialisation est réduite : la vente est quasi-exclusive sur le marché de la Darse à Pointe-à-Pitre.
- La concurrence des produits importés est forte (surgelés, secs, ou en cannettes) avec une commercialisation dans les grandes et petites surfaces.
- Il n’y a pas de valorisation sous d’autres formes : alimentation animale, rotations culturales, usages médicinaux.
- L’intérêt économique du marché du pois d’Angole est certain, les marges de production et de commercialisation pouvant être importantes.

Ce diagnostic permet de révéler des perspectives intéressantes avec l’augmentation du marché de grains au niveau local.

Pour atteindre cet objectif, la production devra se conformer aux exigences de la demande du marché guadeloupéen : du pois d’Angole vert, frais ou surgelé, disponible toute l’année dans un bon réseau de distribution, à un coût peu supérieur à celui des produits importés.

- La priorité est au processus de conditionnement grâce à un écossage mécanique.
C’est la principale difficulté à résoudre. Il est nécessaire de minimiser le poste budgétaire contraignant de la main-d’œuvre, afin de rendre plus compétitif le pois d’Angole de Marie-Galante. Une recherche de prototype d’écosseuse a permis de retenir un matériel répondant aux caractéristiques du marché guadeloupéen.
- La filière doit être reconfigurée, pour augmenter la production et améliorer la qualité des grains. L’augmentation des surfaces de production, et la diversification des périodes de production permettrait d’améliorer la situation.
- Des actions d’accompagnement seraient nécessaires, en appui à l’ensemble des acteurs : formation sur les techniques de conditionnement, de gestion et de commercialisation, contrôle des activités par une évaluation des circuits de production et de commercialisation.

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A approfondir

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Domaine public

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Enjeux :

Agro-transformation

Politiques et territoires

Concepteur(s) :

Alain XANDE

Harry OZIER-LAFONTAINE

Nicolas DAUPHIN

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