Foin tropical

Fabrication de foin en zone tropicale humide
Mise à jour le 12 août 2011
 

La fabrication de foin a pour objectif d’alimenter les ruminants durant la saison sèche. La mise en œuvre de cette technique devient incontournable aux Antilles pour assurer une disponibilité continue d’aliments, tant en quantité qu’en qualité, pour les gros et petits ruminants, ainsi que pour les chevaux. L’Inra a contribué à l’optimisation de cette technique aux Antilles.

 

Pourquoi faire du foin ? La technique de fabrication du foin, sec ou humide, permet de passer la période sèche du carême sans contraintes alimentaires pour les troupeaux de gros et petits ruminants aux Antilles. Il s’agit d’effectuer un report des excédents de production fourragère de la saison humide, en les conservant par séchage.

Quelles quantités ? Une balle de foin d’environ 250 kg permet d’alimenter pendant une semaine 4 vaches, 15 moutons ou 30 cabris. Environ 3,5 hectares de prairie sont nécessaires pour alimenter ces mêmes animaux durant toute la saison sèche.

Quelles qualités ? Une bonne gestion de la prairie permet d’obtenir un foin de valeur alimentaire élevée, limitant ainsi les besoins en complémentations. Un compromis doit être trouvé entre la valeur alimentaire du fourrage qui détermine l’apport de nutriments et la production de la parcelle qui détermine le nombre de balles. Dans les conditions antillaises (productivité élevée et vieillissement rapide du fourrage), un âge de repousse de 30 à 35 jours constitue un bon compromis.

Le foin mode d’emploi. Le principe est d’évaporer un maximum de l’eau contenue dans le fourrage frais (75 à 80% d’humidité) après la fauche sous l’effet du soleil et du vent. Un taux minimum de matière sèche de 70 à 80% est nécessaire pour avoir une bonne conservation. Après la fauche réalisée de préférence le matin tôt à l’aide d’une faucheuse rotative à disque, une fenaison est réalisé de manière à faciliter le séchage de l’herbe. Cette étape qui consiste à retourner le fourrage peut être répétée plusieurs fois si nécessaire en fonction de la densité de la masse fourragère récoltée. L’andainage consiste à rassembler le fourrage préalablement séché en plusieurs andains de forme le plus régulière possible afin de permettre un bon ramassage. Le pressage consiste à constituer par pression les balles de foin pour faciliter leur entreposage et leur manipulation. En cas d’imprévu climatique avant ou pendant la réalisation du chantier, la mise sous film plastique ou enrubannage des balles est un atout supplémentaire à la conservation du fourrage.

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Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Abouti

Condition d’utilisation :

Domaine public

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Enjeux :

Agro-transformation

Gestion des ressources

Concepteur(s) :

CEMAGREF

INRA Antilles-Guyane