Bioagresseurs des Ignames

Gestion des maladies et ravageurs des Ignames
Mise à jour le 25 octobre 2011
 

Depuis les années 80, les pathologistes et entomologistes de l’Inra Antilles-Guyane se sont intéressés aux nombreux agents pathogènes et aux insectes qui s’attaquent aux 3 espèces d’ignames cultivées en Guadeloupe, Martinique et Guyane. Une synthèse de ces connaissances et des recommandations ont été élaborées au travers de fiches, co-éditées par l’UPROFIG et la Chambre d’Agriculture de la Guadeloupe.

 

Contexte phytosanitaire. Aux Antilles-Guyane, trois espèces d’ignames sont principalement cultivées. L’igname blanche ou grande igname, Dioscorea alata, l’igname jaune D. cayenensis-rotundata et l’igname indienne D. trifida. Que ce soit pendant le cycle de culture, ou pendant la conservation des tubercules, les problèmes phytosanitaires rencontrés diffèrent largement d’une espèce à l’autre, et également entre les variétés d’une même espèce.

Les traitements chimiques ne sont pas autorisés en culture d’ignames, car aucun produit n’est homologué sur ces espèces. On se trouve dans le cas d’usages mineurs, qui commencent à être pris en compte dans le cadre du Plan Ecophyto-2018. A ce titre, les CTCS de Guadeloupe et Martinique ont été certifiés "Bonnes Pratiques Expérimentales" sur l’ensemble des espèces de diversification. Ils ont donc été chargés de conduire des essais, notamment de fongicides pour lutter contre l’anthracnose de l’igname. Le processus d’homologation est donc en cours.

Résultats acquis.
- Anthracnose : c’est le problème majeur sur D. alata. C’est une maladie fongique due au champignon Colletotrichum gloeosporioides.
- Curvularia, Rhizoctonia, Fusarium, Sclerotinia : ce sont des maladies s’attaquant au système aérien ou souterrain, qui posent problèmes à 40% des producteurs enquêtés en Guadeloupe, à la fois en production et en conservation.
- Adventices : problème majeur quelle que soit l’espèce.
- Maladies virales : présentes chez les trois espèces, mais prépondérantes chez D. trifida. La nuisibilité de ces virus a conduit à un abandon presque total de la culture de l’igname indienne aux Antilles.

Les fiches jointes à ce dossier permettent de reconnaître les symptômes et donnent des recommandations pour gérer au mieux ces différents problèmes.

Perspectives. Il est nécessaire de poursuivre les travaux pour arriver à une gestion plus efficace des maladies et ravageurs des ignames. Les producteurs se trouvent parfois dans des impasses techniques, et abandonnent dans certains cas ces cultures. L’INRA poursuit ses efforts sur la création de variétés résistantes à l’anthracnose, et sur la mise au point de systèmes de culture innovants, limitant l’usage de pesticides.

A regarder, le reportage réalisé par l’INRA :

• Ce produit vous intéresse ? Contactez l'INRA

Type de résultat :

Procédé bio-technique

Avancée du sujet :

Projet en cours

Condition d’utilisation :

Domaine public

Impression de la fiche :

Version imprimable de cet article Version imprimable

Enjeux :

Amélioration génétique/maladies ravageurs

Concepteur(s) :

Alain KERMARREC

Armel TORIBIO

François BUSSIERE

Guy JACQUA

Sébastien GUYADER