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Maurice MAHIEU

Après 22 ans passés la SECI (Station d’Essais en Cultures Irriguées) de la Martinique, Maurice Mahieu devient ingénieur d’études à l’Inra en 2000. Il intègre l’Unité de Recherches Zootechniques du Centre Antilles-Guyane où il travaille sur les systèmes pâturés, et la gestion du parasitisme gastro-intestinal des petits ruminants.

En 2004-2005, il expérimente les « traitements ciblés des chèvres, pilotés par évaluation de leur niveau d’anémie en réponse au parasitisme gastro-intestinal » (méthode FAMACHA ©). Les résultats de cette expérimentation sont publiés en 2007, et appliqués depuis en routine sur le troupeau de chèvres reproductrices de Gardel. Il poursuit un travail initié en Martinique en 1993, sur les associations d’espèces (bœufs et petits ruminants sur le même pâturage) qui rencontre dès le début beaucoup de succès auprès des éleveurs. Cette pratique positive principalement en pâturage tournant, constitue une des voies prometteuses pour lutter contre le parasitisme des petits ruminants. Dans le cadre de ses relations avec les coopératives de petits ruminants en Martinique et en Guadeloupe, il réalise en 2010, une enquête sur la "résistance aux anthelminthiques des parasites des petits ruminants ".

En 2009, il met au point « Barycap » (publié en 2011), outil permettant d’estimer le poids des caprins à partir d’une mesure du périmètre thoracique pour les animaux en croissance, et des périmètres thoracique et ventral pour les femelles reproductrices. Cet outil est en fabrication par la coopérative caprine, et devrait représenter pour l’éleveur un moyen bien plus abordable que les systèmes de pesée existants, avec une précision similaire, mais un moindre risque de dégradation.

Depuis deux ans, aux côtés de Yves-Marie Cabidoche et en lien avec la crise chlordécone, il s’est investi dans le projet scientifique soutenu par l’Union Européenne (FEADER), « Chlordepan », qui étudie les transferts de chlordécone vers les produits animaux.

Il apporte également son expertise aux DAAF de Martinique et Guadeloupe (conventions sur les risques de contamination et possibilités de décontamination des bovins,), au comité de pilotage du programme « JAFA » (Jardins Familiaux) qui aide la population à limiter son exposition à la chlordécone, et au conseil scientifique de la future enquête « Kannari » sur les habitudes alimentaires et l’exposition à la chlordécone des populations. Parallèlement, il œuvre au sous-projet de l’unité zootechnique consacré au « contrôle intégré du parasitisme des petits ruminants dans les systèmes pâturés ».

Maurice Mahieu intervient aussi à la demande des éleveurs et participe aux actions de formation à leur intention, en particulier sur le contrôle intégré des parasites. Son activité d’expertise s’étend également à l’enseignement puisqu’il participe à la formation d’étudiants, encadre des stagiaires et dispense des cours à l’université. Il poursuit ses recherches dans la connaissance des mécanismes et des risques de contamination par la chlordecone, des cinétiques de décontamination, et compte progresser encore sur les méthodes de contrôle intégré du parasitisme chez les petits ruminants.

Voir en ligne : INRA Antilles-Guyane

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